Environnement et développement durable

Grandeur et décadence de l'idée de progrès

« Le "progrès" n’est qu’une idée moderne, c’est à dire une idée fausse. »
NIETZSCHE

Les décideurs et les commentateurs politiques tiennent un double discours : d’un côté, ils prennent acte de l’impasse environnementale de nos modes de vie fondés sur le cycle infernal production-consommation, de l’autre ils continuent à faire de la croissance économique l’indice principal de la prospérité de nos sociétés. Cette contradiction s’explique par l’usage encore courant de la notion de progrès dont l’héritage remonte à une époque où l’on était convaincu que innovation technique, développement économique, progrès moral et libération politique se conditionnaient les uns les autres.

Si le concept de progrès représente ainsi une clé de lecture de l’histoire – en particulier celle de l’Occident -, il relève lui-même d’une histoire intellectuelle bien particulière qu’il faut connaître si l’on veut comprendre sa prégnance et ses limites actuelles. De plus, certaines civilisations et de nombreux peuples n’envisagent pas du tout le rapport au temps sous cet angle. Faut-il alors considérer qu’il s’agit d’une notion idéologique - un de ces mythes qui permettent à des sociétés de mettre leur expérience historique en récit - ou bien doit-on encore lui accorder une place pour penser notre avenir ?  

parmi les questions abordées

  • La notion de progrès a-t-elle encore un sens ?
  • Est-il possible d’articuler progrès et décroissance ?
  • Comment mesurer le progrès demain ? Développement durable et indice de bonheur humain. 

Conditions

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