Santé, médecine et éthique médicale

Se soucier de son corps

"Notre siècle a effacé la ligne de partage du "corps" et de l'"esprit" et voit la vie humaine comme spirituelle et corporelle de part en part, toujours appuyée au corps, toujours intéressée, jusque dans ses modes les plus charnels, au rapport des personnes."
MERLEAU-PONTY

L’expression est trompeuse, on dit « J’ai un corps », « Je m’occupe de mon corps » alors qu’il ne s’agit évidemment pas d’un objet. Or, tous les discours, préventifs comme publicitaires, le présentent comme une sorte de capital et de propriété à valoriser ou à entretenir. Outre l’erreur de catégorie, ces propos sont de nature à stigmatiser de fait tous ceux dont l’apparence physique n’est pas dans la norme et à compliquer davantage leur rapport au corps en aggravant la distance qui, parfois, les en sépare. Faut-il le rappeler : je ne suis pas seulement dans mon corps, je suis mon corps. Autrement dit, l’existence se vit comme incarnation, dans une dimension intermédiaire entre subjectivité (l’esprit) et objectivité (la réalité extérieure). Réfléchir sur ce que signifie la corporalité de l’homme apparaît comme préalable indispensable à l’élaboration de discours ou de pratiques qui, de près ou de loin, se rapportent au corps de l’autre.

parmi les questions abordées

  • Mon corps, est-ce moi ?
  • Ai-je un corps ou suis-je mon corps ?
  • L’imposition sociale des normes : notre corps nous appartient-il vraiment ?
  • Peut-on jamais « accepter son corps » ? 

Conditions

Si vous êtes intéressé par cette formation et si vous souhaitez connaître les dates et les conditions d'inscription, envoyez un mail à contact@institutdescartes.com ou téléphonez au 06 79 78 01 73